Jean-Paul Groove
Artistes, MusiqueQuand on demande au trio bruxellois comment il résumerait sa musique, la réponse est claire : « Jean-Paul Groove ? C’est de la musique électronique jouée avec nos mains ! » Après s’être fait un nom sur les scènes belges (Dour Festival, Botanique, Rockerill, Trix) et en France (festival Marsatac en 2025), le groupe assume ouvertement son envie viscérale de réhumaniser un genre qui est resté bien trop longtemps cantonné à un ordinateur portable perdu quelque part sur scène. L’objectif : rivaliser avec les beats des machines grâce à une obsession pour le rythme et la sueur. La suite logique de cette histoire, ce sont trois ans de travail et 65 jours de studio dans un village (Gembloux) dont les murs ont dû trembler sacrément fort pendant la naissance de Digital Therapy, leur premier album dont les parents auraient très bien pu être Skrillex et The Prodigy.
On ne ressort pas indemne de Digital Therapy, cet album qui adore souffler le chaud et le froid. Farouchement contemporain, ce premier opus joue aussi avec les époques (allant même jusqu’à rendre hommage au groupe belge The Subs avec une reprise de Mitsubitchi). Électro et énergique, il s’avère tout compte fait très humain. Et s’il assume son côté ludique et décalé, chaque morceau témoigne également d’une précision métronomique. « On n’est pas le Didier Super de la musique instrumentale », s’amusent-ils.
Ne vous fiez donc pas au nom du groupe : ce jeune Jean-Paul Groove est une blague très sérieuse. Et on adore déjà ça.
